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Ce sommet de plus de 3000 mètres n'est pas tout proche de la vallée de Saint Béat, néanmoins il a été tenté ou gravi quelques rares fois par des groupes d'ados pendant les séjours d'été dans les années 80.

Au départ de Saint Béat, il faut aller vers l'ouest en franchissant le col de Peyressourde pour rejoindre la vallée d'Aure, celle de Saint Lary. Encore un peu de trajet permet de remonter en direction du parc national de Néouvielle, jusqu'aux lacs d'Aubert et d'Aumar. Au total, deux bonnes heures de route. Il est fort probable que la randonnée se soit réalisée sur 2 jours, avec bivouac sous tente pour être sur place au petit matin ?. Ce fut le cas pour les ados de juillet 1984, que malheureusement la météo exécrable obligea à rentrer prématurément sans tenter le sommet.
L'ascension est plutôt facile, le cheminement très parcouru, pour à peine 1000 mètres de dénivelée. Le seul passage qui pouvait être un peu délicat pour un groupe de randonneurs occasionnels est la remontée des névés finaux : dans les années 80, la neige était encore bien présente en juillet. L'accès final au sommet, rocheux, réclame simplement de poser les mains. A 3091 mètres, la vue est magnifique sur les nombreux lacs et sommets granitiques du massif.
Le lac de Capdelong, depuis le sommet du Néouvielle (2018).

Voici, par exemple, un topo-guide https://www.topopyrenees.com/randonnee-pic-neouvielle-3091m/ décrivant cette randonnée classique.
Sur la trace de cette randonnée des années 80, nous y sommes revenus en 2022 ! Quelques images de ce joli sommet dans la vidéo suivante :
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C'est une randonnée facile, sur un large chemin forestier, qui n'a été "découverte" que dans la seconde partie des années 80 par les groupes des séjours d'été. Elle n'a été réalisée que rarement, essentiellement lors des séjours d'août.
Le col de Barèges (1749 mètres d'altitude) est situé sur la ligne frontalière entre vallée de Luchon et Val d'Aran (Bossost). On y accède depuis le col du Portillon, sur la route rejoignant les deux vallées. Il était commode de se faire conduire en car jusqu'au col du Portillon en matinée pour pique-niquer au col de Barèges après une heure et demi de marche.
Le départ se fait depuis le versant espagnol du col du Portillon et l'on suit une agréable piste forestière, fraîche et ombragée. La dénivelée totale est de 380 mètres pour environ 2 heures de marche : les groupes des plus jeunes (8/9 ans) pouvaient y monter sans trop de peine. Le col est un très large pâturage qui offre une belle vue panoramique sur les sommets du Venasque et - en arrière plan - le massif de l'Aneto.
6 août 1988, grandes gentianes au col de Barèges. En arrière plan (de gauche à droite) : pics de Boum, Maupas, Crabioules, Lézat, Quayrat, tusse de Montarqué.

Le groupe des ados au col de Barèges, 6 août 1988.

Le Tuc du Plan de la Serre (1977 m.), le sommet qui remonte du col en pente douve vers l'ouest, a été gravi plusieurs fois pour prolonger la randonnée.
Remarque : les noms sont un peu trompeurs. Le col de Barèges n'a rien à voir avec le village et la station de ski du même nom, situés entre Luz Saint Sauveur et le col du Tourmalet. Le col du Portillon n'a rien à voir non plus avec le lac et le pic du Portillon, proches mais au dessus de la vallée d'Oô.
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Ce haut sommet frontalier culmine entre Ariège et Val d'Aran à 2750 mètres. Il a été gravi plusieurs fois pendant les séjours d'été, uniquement par des groupes d'ados. En effet, sur une journée, c'est une ascension de plus de 1200 mètres de dénivelée. Il est possible - des contributions sont bienvenues - que cette randonnée se soit faite après une nuitée dans un refuge-gite à Montgarri (proche de la station de ski de Baqueira).

L'accès au point de départ de la marche se fait depuis le Pla de Beret, à la station de Baqueira. Il faut environ une heure de trajet en car depuis la colonie pour s'y rendre. Si l'on débute à une altitude de 1880 mètres, il y a toutefois plusieurs montées et descentes qui permettent de bien fatiguer les jambes.
C'est un des sommets majeurs de la crête frontière, de son sommet on découvre en premier lieu son versant nord, très raide et encaissé, qui fait froid dans le dos : pas facile depuis l'Ariège d'en faire l'ascension ! La vue est très étendue et surtout différente de celle dont nous avons l'habitude dans le Luchonnais. On découvre ainsi notamment le Mont Valier et le massif des Encantats.
Un topo-guide https://www.camptocamp.org/routes/487610/fr/mail-de-bulard-par-l-arriu-deth-horcalh-versant-s- reprend cette ascension, bien connue depuis le versant espagnol.
- Détails
L'ascension du point culminant des Pyrénées, à 3404 mètres, n'a été réalisée que très sporadiquement par quelques animateurs et personnels de la colonie.
Tout le massif Aneto-Maladeta vu depuis le Pic de Sauvegarde. L'Aneto est la dernière pointe à gauche.

L'ascension, rude, se faisait sur 3 jours. Jour 1 : Montée et nuit à l'Hospice de France, avec le groupe des ados. Jour 2 : montée au Port de Venasque, toujours avec le groupe des ados. Ceux-ci redescendaient ensuite, la randonnée vers l'Aneto se poursuivait par contre versant espagnol en direction du refuge de la Rencluse. Jour 3 : après une nuit (souvent) inconfortable au refuge, ascension finale de l'Aneto par sa voie normale. Le retour se faisait par le même trajet qu'à l'aller, avec donc tout de même 1900 mètres de dénivelée à monter dans la journée ! Il est possible que le retour se soit fait parfois en voiture directement depuis l'Espagne, au Plan de la Besurta. Le refuge de la Rencluse est décrit dans l'article sur les nuits en refuge
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