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Voici deux sommets très fréquemment gravis car facilement accessibles. D'altitude modeste, le Cagire culmine à 1912 mètres. Il est le point culminant du chainon calcaire qui va du col de Mente (au dessus de Boutx) et s'étire vers l'Ouest jusqu'au Pic Saillant. La randonnée se faisait toujours sur 2 journées, avec une nuitée au refuge de l'Escalette.

Groupe des 10 ans au sommet de l'Escalette - 24 juillet 1982.
Ce topo-guide retrace le cheminement http://www.rando-marche.fr/_3817_174_randonnees-pic-de-cagire
Refuge de l'Escalette (1578 mètres).
Ce joli refuge communal non gardé est situé sur un plateau pastoral au pied du pic de l'Escalette. Il permettait d'accueillir agréablement un groupe d'une bonne quinzaine de personnes. On y accède en une heure de marche par une route forestière qui part du col de Mente. Pendant les séjours d'été, nous nous arrangions pour y faire se succéder plusieurs groupes : le premier à y monter apportait le matériel de cuisine, réchauds à gaz et gamelles. Les groupes des plus jeunes se contentaient souvent du simple plaisir d'une nuit en refuge sans ascension le lendemain.
Voir aussi l'article sur les nuits en refuges.
Pic de l'Escalette (1856 mètres).
C'est facile, il est juste au dessus du refuge : la montée peut se faire en 45 minutes, pratiquement à toute crête, ou légèrement par la droite. S'aider des mains est nécessaire peu avant le sommet, mais rien de difficile ni de dangereux. La vue du sommet est superbe, tant sur la haute chaine que vers le Nord et la plaine.
Vue du sommet de l'Escalette. Le Cagire se détache au Nord.
Pic de Cagire (1912 mètres).
Après une nuit au refuge, les groupes à partir de 11 ou 12 ans étaient amenés à découvrir un des plus beaux panorama des Pyrénées. Même si la dénivelée n'est pas très importante depuis le refuge de l'Escalette, l'ascension est un parcours de crêtes au cheminement évident d'environ 2 heures. Mais il y a des "montées - descentes" qui peuvent s'avérer un peu pénibles en pleine canicule estivale. Un sommet intermédiaire, le pic de Pique-Poque, se gravit avant d'atteindre le Cagire.
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Cette randonnée modeste et de proximité pouvait occuper une journée en incluant un pique-nique. Elle a été réalisée rarement, faisant la jonction entre le village de Boutx, sur la route du col de Menté, et le hameau de Garraux, plus à l'ouest, sous la face sud du pic Saillant. Par ce cheminement, on contournait en fait totalement le Cap du Mont, modeste sommet en forme de cône bordant Saint Béat.
Arrivée à Garraux du groupe des ados, 4 août 1989.

En bleu, le cheminement entre Boutx et Garraux.

Avec une dépose par le car à Boutx, le cheminement sur un bon chemin ne comptait pratiquement pas de montées. Le retour à la colo à pieds depuis Garraux par la route n'est pas bien intéressant, il valait mieux négocier une récupération par le petit car .. De nos jours, Garraux a fusionné avec Bezins, hameau mitoyen, pour former le village de Bezins-Garraux.
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Le mont Né, à 2147 mètres, domine la vallée d'Oueil dans laquelle on s'engage peu après Bagnères de Luchon en direction du col de Peyressourde. L'accès en petit car était possible jusqu'au port de Balès, situé très haut à 1755 mètres. Il ne restait donc que des dénivelées assez modestes pour gravir le Mont Né et en profiter également pour descendre au joli lac de Bareilles (nommé parfois Bordères).
La montée finale et directe au Mont Né, depuis le col de Pierrefitte (08/2021).

Cette randonnée sans aucune difficultés n'a été faite que rarement au début des années 1990 car méconnue. Le panorama depuis le mont Né est superbe, le sommet étant, à l'instar du Cagire, très détaché de la chaine axiale.
Ci dessous (source Google Street View) le lac de Bareilles et à sa droite le sommet du Mont Né.
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Ok, c'est vrai, on n'est pas du tout dans le secteur de Saint Béat, mais aussi étonnant que cela puisse paraître le groupe des ados s'y est bien rendu lors du séjour de juillet 1980 ! L'occasion s'est présentée grâce à un échange prévu avec un autre camp de vacances, située à Geu (entre Lourdes et Pierrefitte Nestalas), dirigé par l'abbé Michel Blanc (ancien directeur de notre colonie, au début des années 1970). Si notre séjour de 3 jours de camping à Geu a bien eu lieu, pas de traces de la venue de l'autre camp : annulé peut être ?
Quoi qu'il en soit, cela donna l'occasion d'une randonnée plutôt facile jusqu'au fond du cirque de Gavarnie, à la grande cascade.

Juillet 1980, grande cascade de Gavarnie.