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C'est une randonnée facile, sur un large chemin forestier, qui n'a été "découverte" que dans la seconde partie des années 80 par les groupes des séjours d'été. Elle n'a été réalisée que rarement, essentiellement lors des séjours d'août.
Le col de Barèges (1749 mètres d'altitude) est situé sur la ligne frontalière entre vallée de Luchon et Val d'Aran (Bossost). On y accède depuis le col du Portillon, sur la route rejoignant les deux vallées. Il était commode de se faire conduire en car jusqu'au col du Portillon en matinée pour pique-niquer au col de Barèges après une heure et demi de marche.
Le départ se fait depuis le versant espagnol du col du Portillon et l'on suit une agréable piste forestière, fraîche et ombragée. La dénivelée totale est de 380 mètres pour environ 2 heures de marche : les groupes des plus jeunes (8/9 ans) pouvaient y monter sans trop de peine. Le col est un très large pâturage qui offre une belle vue panoramique sur les sommets du Venasque et - en arrière plan - le massif de l'Aneto.
6 août 1988, grandes gentianes au col de Barèges. En arrière plan (de gauche à droite) : pics de Boum, Maupas, Crabioules, Lézat, Quayrat, tusse de Montarqué.

Le groupe des ados au col de Barèges, 6 août 1988.

Le Tuc du Plan de la Serre (1977 m.), le sommet qui remonte du col en pente douve vers l'ouest, a été gravi plusieurs fois pour prolonger la randonnée.
Remarque : les noms sont un peu trompeurs. Le col de Barèges n'a rien à voir avec le village et la station de ski du même nom, situés entre Luz Saint Sauveur et le col du Tourmalet. Le col du Portillon n'a rien à voir non plus avec le lac et le pic du Portillon, proches mais au dessus de la vallée d'Oô.
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Ce haut sommet frontalier culmine entre Ariège et Val d'Aran à 2750 mètres. Il a été gravi plusieurs fois pendant les séjours d'été, uniquement par des groupes d'ados. En effet, sur une journée, c'est une ascension de plus de 1200 mètres de dénivelée. Il est possible - des contributions sont bienvenues - que cette randonnée se soit faite après une nuitée dans un refuge-gite à Montgarri (proche de la station de ski de Baqueira).

L'accès au point de départ de la marche se fait depuis le Pla de Beret, à la station de Baqueira. Il faut environ une heure de trajet en car depuis la colonie pour s'y rendre. Si l'on débute à une altitude de 1880 mètres, il y a toutefois plusieurs montées et descentes qui permettent de bien fatiguer les jambes.
C'est un des sommets majeurs de la crête frontière, de son sommet on découvre en premier lieu son versant nord, très raide et encaissé, qui fait froid dans le dos : pas facile depuis l'Ariège d'en faire l'ascension ! La vue est très étendue et surtout différente de celle dont nous avons l'habitude dans le Luchonnais. On découvre ainsi notamment le Mont Valier et le massif des Encantats.
Un topo-guide https://www.camptocamp.org/routes/487610/fr/mail-de-bulard-par-l-arriu-deth-horcalh-versant-s- reprend cette ascension, bien connue depuis le versant espagnol.
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C'est LE sommet emblématique de la colo, le pic qui domine la vallée de la Garonne au dessus de Saint Béat, le trophée à ramener du séjour. Son altitude est modeste, mais il y a tout de même 1150 mètres de dénivelée pour y parvenir, soit environ 3h15 de montée sans compter les arrêts. Le sommet du massif est formé des deux pointes : le Saillant, (1756 mètres, qui porte une grande croix de fer) et le Gar (1785 mètres). Si le Saillant n'est pas le plus élevé, de peu donc, il forme un promontoire rocheux vers la vallée qui attire tous les regards. Sa croix sommitale, est visible de toute la vallée. En acier, elle fait 3 à 4 mètres de hauteur.
Le Saillant vu de la colo (28 juillet 1984).

Il y a plusieurs parcours pour le gravir, notamment depuis le village de Bezins-Garraux avec retour par le même chemin, en boucle via le col de Caube, depuis le village de Boutx aller-retour, ou en traversée d'un village à l'autre. Dans tous les cas c'est une randonnée de bon niveau sur une journée pour laquelle il faut compter 6 heures de marche et un peu plus de 1100 mètres de dénivelée. Après un peu d'entrainement, l'ascension était proposée aux groupes à partir de l'age de 11 ou 12 ans.
Le pique-nique et les affaires personnelles étaient préparés la veille, le réveil fixé à six heures du matin. Un bref coup d'œil sur le sommet permettait de jauger de la météo. Il arrivait de renoncer. Le gardien de la colo, Raymond Capdeville, était régulièrement sollicité pour son avis sur la météo. Il était souvent juste, mais ses aphorismes sont resté célèbres. Affirmant la veille "Nuage sur le Saillant - beau temps" il arriva qu'après une ascension bien arrosée il remarque "je vous l'avais bien dit : nuages sur le Saillant - mauvais temps !".
Après le petit déjeuner, bien silencieux, le car nous amenait au point de départ choisi, Bezins-Garraux ou Boutx. L'ascension est variée, alternant forêt et passages rocheux faciles. La fin, une prairie en pente raide, a toujours laissé les moins bons souvenirs : par beau temps elle est en plein soleil et donc interminable. Par temps de brouillard on craint de s'y égarer, ce qui est arriva à plusieurs reprises.
La halte-déjeuner se faisait toujours au pied de la croix sommitale du pic Saillant. La croix comportait de nombreux noms ou messages gravés qui restaient pendant plusieurs années jusqu'à ce qu'une nouvelle couche de peinture la rafraichisse. Certains profitaient de cette pause pour aller en quinze minutes au pic du Gar. D'autres échangeaient parfois avec la colo, dans la vallée, des signaux lumineux grâce à de petits miroirs. Cela fonctionnait très bien : à la colo nous prélevions un miroir des sanitaires pour adresser de puissants éclairs en direction du groupe au sommet.
25 août 2020, au sommet.
Le chemin de descente variait, par le même trajet ou en boucle par le col de Caube. Il est arrivé pour les ados de descendre par ce col, de continuer vers le village de Boutx et de terminer à pieds jusqu'à la colo !
De nombreux topo-guides sont en ligne et tracent précisément l'ascension du Saillant, notamment https://www.topopyrenees.com/randonnee-pic-du-gar-1785m-et-saillant-1756m/ superbement illustré en photos, ou alors http://www.rando-marche.fr/_3817_125_randonnees-pic-du-gar-et-pic-saillant
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L'ascension du point culminant des Pyrénées, à 3404 mètres, n'a été réalisée que très sporadiquement par quelques animateurs et personnels de la colonie.
Tout le massif Aneto-Maladeta vu depuis le Pic de Sauvegarde. L'Aneto est la dernière pointe à gauche.

L'ascension, rude, se faisait sur 3 jours. Jour 1 : Montée et nuit à l'Hospice de France, avec le groupe des ados. Jour 2 : montée au Port de Venasque, toujours avec le groupe des ados. Ceux-ci redescendaient ensuite, la randonnée vers l'Aneto se poursuivait par contre versant espagnol en direction du refuge de la Rencluse. Jour 3 : après une nuit (souvent) inconfortable au refuge, ascension finale de l'Aneto par sa voie normale. Le retour se faisait par le même trajet qu'à l'aller, avec donc tout de même 1900 mètres de dénivelée à monter dans la journée ! Il est possible que le retour se soit fait parfois en voiture directement depuis l'Espagne, au Plan de la Besurta. Le refuge de la Rencluse est décrit dans l'article sur les nuits en refuge
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