Nouveaux articles
Un hiver à la vallée du Lys
Ce sont de suite les nuits sous la tente, la cascade d'Enfer, les jeux dans le torrent, les ascensions vers le gouffre d'Enfer, la lac Vert ou le refuge du...
Lire plusRandonnées depuis la vallée du Lys
La vallée du Lys se trouve au sud de Bagnères de Luchon, sur la route en direction de la station de ski de Superbagnères. Nous avions environ une heure de...
Lire plusLe Crabère
Le pic de Crabère est un géant méconnu à la frontière des départements de la Haute Garonne et de l'Ariège ainsi que de l'Espagne. Il forme une belle pyramide...
Lire plusLa préparation des séjours d'été
< Article en cours de rédaction > Nous sommes ici du côté des organisateurs, des équipes assurant la logistique, la direction et l'animation des...
Lire plusUn hiver au lac d'Oô
Granges d'Astau, le départ des randonnées. But de randonnée lors des séjours d'été pour le plus jeunes ou étape sur la montée au lac...
Lire plusLes personnages : colons, ados et autres
Il y eut des séjours pendant environ 30 ans, de l'été 1969 à l'été 1997 pour le moins (nous n'avons pas de certitudes sur la dernière année..). On peut...
Lire plus- Détails
Le massif du Burat, juste au sud de la colo, a toujours été peu exploré lors des séjours d'été. Il permettait pourtant, en partant directement à pieds de notre camp, de gravir des sommets élevés, de réaliser des parcours en "boucle", ou de rejoindre la vallée de Luchon. Seulement voilà : les cartes étaient peu détaillées à l'époque, les sentiers peu courus les dénivelés importants..
A son extrémité ouest, une randonnée assez modeste (450 mètres de dénivelée) permettait de faire la jonction entre Ladivert, hameau proche de la colo, et Marignac, à l'entrée de la vallée de Luchon. Ainsi, depuis le lavoir de Ladivert, un sentier muletier fort raide montait très directement jusqu'au col (voir l'article sur les promenades alentour de la colo) en 1h15 de marche. Les noms sont étonnants .. col du Couret signifie littéralement "col du petit col"..
Juillet 1984, groupe des "grands" au col du Couret.

1972 ! : depuis la colo, en bas de photo, vue sur le col du Couret

Ladivert : le départ du sentier muletier du col du Couret (groupe des ados, 1er août 1989).

Le col était totalement boisé, sans point de vue particulier, mais c'était un bon endroit pour une pause ou un goûter.
Plutôt que de le gravir en aller-retour on continuait donc en descente par un bon chemin jusqu'à Marignac. De nos jours les chemins ont été remplacés par des pistes forestières, l'accès au massif du Burat depuis Marignac est devenu plus facile, mais moins sauvage..
Arrivée à Marignac, après la descente du col (groupe des ados, 1er août 1989).

- Détails
Situé à une demi-heure de trajet en car depuis la colo, le col de Menté est au pied de la station de ski du Mourtis. En été, sans les télé-sièges, la montée sur les sommets de la station (Tuc de Pan à 1700 mètres d'altitude ou Tuc de l'Étang, 1816 mètres) s'avère fort raide bien qu'assez rapide avec seulement 400 mètres de dénivelée. Cette courte randonnée de "mise en jambes" en début de séjour n'a pas été faite que rarement.
12 juillet 1987, groupe des ados au sommet du Mourtis, le Tuc de l'Étang.

- Détails
Le val d'Astau est accessible par la route depuis le village d'Oô, au dessus de Bagnères de Luchon en prenant la direction du Col de Peyresourde. Le trajet en petit car était d'environ une heure.
Au bout de ce vallon, au delà des dernières granges à 1140 mètres d'altitude, s'ouvre l'accès à la partie la plus élevée du Luchonnais. Le terrain de jeu est vaste : on y a campé, passé des nuits aux refuges d'Espingo et du Portillon, grimpé jusqu'aux lacs d'Oô, Espingo, Saussat, du Portillon et Glacé, gravi la Tusse de Montarqué et même le Cap du Seil de la Baque Occidental..
Camping aux Granges d'Astau
La colonie était équipée de tentes qui permettaient à tout un groupe de séjourner sous toile soit à la vallée du Lys, soit aux Granges d'Astau. C'est au terminus de la route en bordure du torrent que se dressions notre campement : de grandes tentes "canadiennes" pour 6 ou 8 couchages plus une réservée pour le stockage et la cuisine. Sans doute devions nous l'autorisation de nous y installer à la grange-buvette qui possédait ce bout de terrain ou à la commune d'Oô.
Les groupes n'y passaient en général qu'une nuit et se succédaient, à charge au premier de monter les tentes, au dernier de tout remballer. L'endroit a été délaissé dès le début des années 1980 au profit de la vallée du Lys, plus agréable : ici il n'y avait aucun endroit à l'ombre et nous étions dans une zone de pacage de chevaux et ceux - ci finissaient fatalement par se prendre les sabots dans les cordages des tentes et les abimer.
Lac d'Oô
C'est une des joyaux du Luchonnais. Très encaissé à 1507 m. d'altitude, s'y reflètent les hauts sommets de la crête-frontière. L'accès est rapide, 1h15, sur un chemin en forêt très parcouru l'été, permettant même aux groupes des plus jeunes de s'y rendre. En général, il n'était qu'une étape avant de continuer plus haut vers Espingo ou le Portillon.

16 Juillet 1987, groupe des ados au dessus du lac d'Oô, montant vers le Portillon.

Refuge et lac d'Espingo
Situé à 1950 mètres d'altitude, ce refuge a été, de loin, le plus fréquenté par les groupes de la colo. Le cheminement depuis les Granges d'Astau se fait sur un assez bon sentier en 2 heures et demi à 3 heures (pour un peu plus de 800 mètres de dénivelée). Le chemin est très parcouru : du refuge d'Espingo on est au seuil de la haute montagne, sur le trajet pour aller plus haut vers le refuge du Portillon et les "3000" du Luchonnais (Spijeoles, Quayrat, Crabioules, Perdiguère ..).
Le refuge d'Espingo en juillet 1987.

But de randonnée en soi, on y montait le matin pour pique-niquer à proximité. L'après midi était alors libre pour folâtrer autour du lac. Farniente au soleil pour les uns, tour du lac ou escalade facile sur les barres rocheuses pour les autres, le terrain de jeux était vaste et riche d'activités. La salle commune était assez grande pour y être à l'aise en soirée autour des grandes tables, y jouer aux cartes après le dîner ou laisser quelques mots dans le "livre d'or" du refuge. Ces carnets étaient à disposition des visiteurs et au fil des années les groupes y ajoutèrent une trace de leur passage. Au début des années 1990 on trouvait encore nos proses rédigées une douzaine d'années avant. En 2011 le refuge fut modernisé et remanié, les carnets égarés semble t'il. Signe du réchauffement climatique ? : en 2020 des canards Colvert s'y sont installés !
Le refuge d'Espingo était pour les groupes d'ados parfois simplement un lieu de passage afin d'y faire le plein des gourdes avant de continuer plus haut, vers le Portillon.
Lac Saussat
A peine plus haut en altitude que le lac d'Espingo, on le rejoint par une courte marche en direction du lac et refuge du Portillon. Il fut à quelques occasions le but final de la randonnée et un bel endroit pour pique-niquer.
Le lac Saussat et plus loin celui d'Espingo (groupe des ados, 10 août 1989).

Les ados au lac Saussat (13 août 1988).

Refuge et lac du Portillon.
Le refuge du Portillon est un bon cran au dessus de celui d'Espingo et de Saussat. Le sentier très bien tracé permet d'avaler sans trop de peine les 1450 mètres de dénivelée depuis le bas de la vallée (5 heures de marche). On laisse donc d'abord le lac d'Oô, puis ceux d'Espingo et de Saussat avant d'arriver au refuge, à 2571 mètres d'altitude au seuil du cirque du Portillon, à l'accès le plus élevé à sa vingtaine de "3000" : Perdiguère, Royo, Litterole, Spijeoles, Gourgs Blancs, Quayrat, Lezat, Crabioules, Bellocq, Gordon, Seil de la Baque ..
Juillet 1981, le lac du Portillon encore englacé !

Monter à ce refuge était un but de randonnée en soi, l'entrée pour une nuit dans la haute montagne pyrénéenne. Au vu de la longueur du parcours, seuls les groupes d'ados s'y rendaient. Toujours très fréquenté, on n'y rencontrait pas seulement les randonneurs mais aussi des alpinistes venus y préparer l'ascension des faces et arêtes granitiques alentour. Le refuge était tenu dans les années 80 et 90 par Anne Marie Dorche, personnage haut en couleurs. On y dormait mal en raison de l'altitude et en soirée le froid était mordant : les nombreux névés et le lac encore en partie englacé en juillet prouvaient qu'il gelait régulièrement la nuit. Au seuil de années 2020, c'en est bien fini de la banquise et des icebergs sur le lac du Portillon en été ..
Sur ce panorama (photo issue de google street view, année 2020), vue sur le nouveau refuge du Portillon (le lac du Portillon est dans votre dos).
Le refuge a été déplacé et donc reconstruit en 1996. Du baraquement qui datait de l'époque de la construction du barrage du Portillon on est passés à un beau refuge moderne et fonctionnel.
Août 1989, les ados au lac du Portillon.

Tusse de Montarqué et lac Glacé
Après une nuitée au refuge du Portillon, suivant les conditions météo et la motivation du groupe, l'ascension de la modeste (2889 m..) Tusse de Montarqué était faite le second jour avant de redescendre en vallée.
Ce promontoire, à 2889 mètres d'altitude, sépare les deux valons glaciaires du lac du Portillon et du lac Glacé du Port d'Oô. Moins d'une heure était nécessaire, sur un bon chemin d'éboulis fins, pour découvrir une vue panoramique sur la crête frontière du Pergiguère au Schrader. En contrebas à l'Ouest, le lac Glacé portait encore bien son nom dans les années 1980, demeurant en bonne partie englacé même en été.
Cap du Seil de la Baque Occidental
Depuis le refuge du Portillon, ce sommet à 3097 m. est accessible en continuant après l'ascension de la Tusse de Montarqué. Bien que peu exigeant en dénivelée, gravir ce pic ne pouvait pas constituer un but pour les groupes d'ados en raison des difficultés techniques : il restait une partie du glacier du Seil de la Baque à remonter, puis une courte escalade avant les éboulis sommitaux, un terrain croulant et un peu exposé. L'ascension a été réalisée au moins une fois par quelques ados en août 1991.
Le Cap du Seil de la Baque Occidental, vu depuis le lac du Portillon (image Google Street View).
De nombreux sites de rando reprennent en photo ce parcours, celui-ci par exemple.
- Détails
Bénéficier du grand air et découvrir la montagne était bien entendu l'activité principale lors des séjours d'été et d'hiver. C'est sans aucun doute à la colonie de Saint Béat qu'un grand nombre d'enfants ou d'ados ont découvert les Pyrénées, pris goût pour la randonnée, le ski et la haute montagne. Au cours de deux ou trois séjours consécutifs, l'initiation était suffisante pour se familiariser avec le milieu montagnard, savoir s'y repérer, en déjouer les pièges, apprécier l'effort d'une ascension.
Ajoutons que nous avons eu la chance d'être dans les dernières générations à connaître la montagne en toute rusticité : pas de téléphone, de cartes précises, de GPS, ni de prévisions météo fiables.. Inimaginable de nos jours quand le plus naturellement du monde on adresse un selfie à ses amis du sommet de l'Aneto tout en recevant en direct les données du radar météo.
Retrouvez ci dessous les randonnées réalisées pendant les séjours.