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Les films de l'époque ..
Les activités des séjours, tant d'été que d'hiver, on été régulièrement filmées. Dans les années 70 cela a dû commencer par des films en noir et blanc, au format "super 8" pour passer ensuite sur pellicules couleur et, à partir des séjours de 1990, en arriver aux vidéo sur camescopes "VHF". L'enregistrement du son est d'ailleurs arrivé avec ce format, les pellicules super 8 usuelles ne le permettaient pas.

L'initiative peut sembler naturelle de nos jours, où il est facile pour tous d'utiliser son téléphone pour prendre une vidéo du moindre moment, aussi insignifiant soit-il. Il y a une quarantaine d'années ce n'était pas aussi simple. Il fallait être un peu aguerri pour maîtriser la prise de vue, la lumière, le matériel. La pellicule coûtait cher et ne permettait de "tourner" qu'un peu moins de trois minutes de film. Il fallait se préparer, repérer, apporter parfois de l'éclairage, voire composer une scène pour filmer des activités de la colo. Suivait ensuite le montage : les bandes de pellicules d'une quinzaine de mètres étaient sommairement coupées et collées pour composer des séquences. Une bande - son, de musique instrumentale, était réalisée séparément sur cassette audio : la bande magnétique était lancée au démarrage du projecteur du film.7
Le projecteur, ça ressemblait à ça ..

Avec l'arrivée du VHS, le "bricolage" se faisait avec deux magnétoscopes dont un servait à enregistrer le montage final. Le son pris Enfin, au début des années 90, la numérisation des bandes magnétiques permirent les premiers montages sur un ordinateur, le film étant ensuite retranscrit sur bande VHS. Les dernières années de colo (jusqu'en 2003) ont sans doute permis des vidéos sous de nouveaux formats de cassettes DV, mini DV, peut être même numériques.
Des films, mais aussi des diapositives.
Beaucoup de photos, des diapositives en fait, étaient également prises lors des activités ou des sorties. Elles complétaient bien les films, l'image était de belle qualité.

Les "cinéastes".
Dans les années 70 et 80, ce sont essentiellement Michel Robert et Maurice Mouret (voir l'article sur
les personnages marquants) qui prenaient soin de réaliser les films des activités ou de prendre des photos sur diapositives. La caméra étaient parfois transmise aux animateurs pour filmer les sorties, les randonnées.
14 juillet 1987, tournage sur les jeux olympiques de Saint Béat ..

25 juillet 1987, Michel Robert en tournage lors de la veillée au chalet.

La soirée des films
Environ 1 mois après la rentrée des classes, les familles des deux séjours d'été étaient invitées à la soirée des films. Une occasion pour les amis de se retrouver et pour les parents de découvrir ce que furent les deux ou trois semaines à Saint Béat. Les animateurs, les ados, se retrouvaient aussi, parfois pour tout un week-end ou au moins pour une journée et une nuit de fête. Si les deux séjours étaient sans doute réunis jusqu'au début des années 1980, l'augmentation de l'effectif conduisit ensuite à faire deux soirées séparées.
Nous n'avons pas d'indications sur des soirées consacrées aux films des séjours de ski ..
Que sont devenus ces films ?
C'est une question qui se pose encore régulièrement ! Depuis la fin de la colo, de sa revente, ils ont disparu. Entreposés très longtemps au presbytère de Bergerac par Michel Robert, leur trace se perd dès le début des années 2000. Plusieurs personnes, anciens animateurs, colons ou ados l'ont sollicité alors qu'il était toujours au presbytère et il ne put qu'indiquer que lors d'un déplacement ou rangement ils avaient disparu. Selon d'autres avis, ils auraient simplement été jetés par mégarde voire détruits lors d'un début d'incendie (peu probable..). Les diapositives étaient stockées avec les films, elles ont tout autant disparu. L'ensemble faisait un beau volume, d'environ de 20 à 40 boites de chaussures.
Si pour les films sur pellicule il n'y a probablement jamais eu de copie des originaux, les vidéos VHS ont bien dû être dupliquées.. Espérons que quelques copies ressortent un jour, nous sommes prêts à les mettre en ligne !
Notre avis : il reste bien des films quelque part qui n'ont pas été jetés. Personne ne jette ou détruit autant de boites de vieilles photos, d'anciennes pellicules ! Ils sont à l'abri dans un grenier, un placard et n'ont peut être pas bougé depuis des années. On y croit !?
Que toute personne qui aurait des informations nous contacte
- Détails
Une coutume a perduré jusqu'à la fin des années 70 lors des séjours d'été : celle d'inviter à la colo les parents pour une journée, le dimanche une semaine après le début du séjour. La journée recevait un franc succès malgré l'éloignement de Bergerac, à plus de quatre heures de route.
Passé un inévitable discours d'accueil en fin de matinée et une messe, un grand repas servi dans une ambiance bon-enfant lançait la journée. L'après-midi était dense et bien organisé par les animateurs autour d'une sorte de kermesse avec des attractions du style "pêche aux canards", un match de foot, la présentation des activités créatives (poteries, danses, chants..), etc. Certaines familles préféraient toutefois sortir se promener avec leur progéniture.
Cela n'a pas perduré au delà du seuil des années 80. La pleine réussite de la journée était trop tributaire d'une météo accommodante et le départ des familles finissait par d'inévitables crises de larmes chez les plus jeunes.
9 Juillet 1972, journée des parents : discours d'accueil (abbé Michel Blanc ?)

Juillet 1972, journée des parents : discours d'accueil

Juillet 1972, journée des parents : les jeux avec les parents l'après midi.

Juillet 1977, journée des parents.

- Détails
Départs.
Ah ! les grands départs des séjours d'été .. toute une aventure pour ceux qui allaient quitter leurs parents pour la première fois, mais aussi pour ceux qui n'étaient pas à leur premier séjour et s'y préparaient déjà depuis des semaines. Et pour les parents c'était aussi toute une préparation. Les séjours de ski, plus courts et donc thématiques, ne prenaient pas la même importance.
Rappelons nous d'abord que nous étions dans une autre époque, sans internet, web et téléphone mobile : partir pour 2 ou 3 semaines était une vraie coupure pour les familles.
Les préparatifs des familles.
Une fois l'inscription faite, les familles recevaient quelques feuilles polycopiées avec les informations essentielles : une fiche médicale à remplir, un récapitulatif du déroulement du séjour et surtout la liste du trousseau à constituer. La plupart des participants aux séjours venaient de Bergerac et de ses environs immédiats, mais s'ajoutaient souvent amis, cousins et cousines d'un peu partout en France et même quelques jeunes espagnols du val d'Aran. Ceux-ci rejoignaient directement Saint Béat sans passer par Bergerac, bien évidemment.
Parmi les incontournables à mettre dans la valise, il y avait évidemment la casquette ou le bob, le K-way (très 70's..) et de bonnes chaussures pour la montagne. Les vêtements réclamaient un peu de travail, car il fallait les marquer. Avant la généralisation de stylos à encre indélébile on faisait réaliser du ruban brodé avec le nom de famille qu'il fallait ensuite coudre sur chaque pièce de vêtement.. Un sac à dos, une gourde, un sac de couchage, une trousse de toilette, un nécessaire pour faire du courrier et un peu d'argent de poche faisaient aussi partie du voyage.
Une rencontre avec les familles était organisée quelques jours avant le départ, à l'école de la Miséricorde ou au presbytère de Bergerac. Venaient surtout ceux qui participaient au séjour pour la première fois. Les animateurs faisaient souvent leur réunion ou séminaire de préparation, ce qui donnait l'occasion de rencontrer les familles et enfants une première fois avant le départ.
Les préparatifs des équipes d'animateurs.
On parle de nos jours d'animateurs, mais "moniteurs" était plutôt d'usage à la colonie. L'équipe était constituée très tôt par cooptation ou par connaissance notamment de jeunes adultes impliquées dans la vie paroissiale ou d'anciens ados de la colonie. Dès le printemps, une invitation pour une journée ou week-end de préparation du séjour était adressée. Jusqu'au début des années 1980, cette grande réunion de préparation se faisait même conjointement avec les animateurs des deux séjours d'été : une des rares occasions de se connaître, finalement.
Les séminaires préparatoires se sont déroulés suivant les années hors de Bergerac, à Montagnac la Crempse, à la "sabotière" (près de Saint Jean d'Eyraud), ou plus classiquement à Bergerac même, à l'école de la Miséricorde ou au presbytère. Les groupes d'enfants et d'animateurs y étaient constitués, ainsi qu'un planning prévisionnel des activités. Les ateliers créatifs étaient décidés en fonction des compétences des uns et des autres. Quand la réunion était à Bergerac, elle se faisait le même jour que la rencontre avec les familles avant le départ : une occasion pour se mettre "dans le bain" et d'avoir un premier contact avec quelques uns des enfants du séjour.
Le départ de Bergerac et le trajet aller.
Les dates de départ des deux séjours d'été ont un peu varié : début juillet et 3 semaines plus tard jusqu'au mlilieu des années 70, puis autour du 10 juillet et du 1er août ensuite. Le "camp d'ados" partait et revenait en même temps que les autres groupes de la colo jusqu'en 1991, l'été à partir duquel il fut réduit à deux semaines avec un départ au même moment mais un retour anticipé.
Le rendez vous était donné pour 6h30 du matin, la prudence conseillant de ne pas être en retard car le départ des bus se faisait à 7 heures. Au début des années 70, c'est sur la place de l'église de Bergerac que départs (et retours) se faisaient.
3 Juillet 1972, le départ de la place de l'église. Le grand bâtiment est celui des "Nouvelles galeries".

Le quai Salvette, en bordure de la Dordogne, s'avéra ensuite plus pratique quand les effectifs augmentèrent.
Les arrivants, enfants et parents, encombrés de valises et sacs étaient accueillis par le directeur ou la directrice du séjour, heureux de voir leur liste de pointage se compéter. Les bagages étaient chargés en suivant dans les soutes des deux cars par les chauffeurs de l'entreprise Chavaroche (qui n'existe plus de nos jours).

Dès le milieu des années 80, le petit car de la colo était également mobilisé pour transporter le groupe d'ados. Chargé comme une mule avec les bagages du groupe sur la galerie du toit, il tenait malgré tout vaillamment les 270 kilomètres du trajet.
10 juillet 1982, départ sur le quai Salvette

Le départ de Juillet 1986.

A l'approche du moment de partir, les animateurs faisaient embarquer les colons et en profitaient pour re-pointer la liste ceux de leur groupe. Il ne s'est pas passé une année sans quelques arrivants de dernière minute. Si les plus grands affrontaient crânement voire avec détachement la séparation de leurs parents, les plus jeunes (âgés de 7 ans) avaient plus de mal. Les crises de larmes débutaient à la mise en route des moteurs, s'amplifiaient dès que les cars s'ébranlaient, atteignaient leur paroxysme après le premier angle de rue masquant la vue de l'attroupement des familles. En quelques kilomètres c'était terminé, l'inéluctable séparation pour l'inconnu et pour longtemps finissait par s'imposer ..
Le parcours routier est resté toujours le même, passant par Villeneuve sur Lot, Agen, Lectoure, Auch, Montréjeau. Une brève pause était faite à Auch. A noter qu'il était fréquent d'embarquer au passage dans une des villes du trajet quelques colons et ados supplémentaires : tout le monde n'était pas de Bergerac et cela rendait bien service à plusieurs familles !

L'arrivée et l'installation.
Après environ cinq heures de trajet, nous prenions enfin pied pour deux ou trois semaines à la montagne. En général il faisait plutôt beau temps : tout le monde prenait son pique-nique pour déjeuner dans l'herbe à l'ombre des frênes bordant le terrain de foot. Pendant ce temps, quelques animateurs, aidés des chauffeurs des cars, débarquaient les bagages que les colons récupèreraient après déjeuner. Les animateurs rassemblaient déjà leur groupe et faisaient un peu plus connaissance avec chacun. Les ados, plus indépendants, étaient déjà entre eux.
En cas de mauvais temps, repli général dans le réfectoire pour un drôle de pique-nique .. à table.
11 juillet 1984, pique-nique d'arrivée.

Suivait l'installation dans les dortoirs ou marabouts, pas toujours simple pour que chacun trouve une place qui lui convienne. Dans les dortoirs avec les plus jeunes, les animateurs vérifiaient la liste de vêtements et aidaient au rangement des affaires dans les placards ainsi qu'à faire les lits. Dans les marabouts c'était plus rapide, la valise de vêtements restant simplement glissée sous le lit. Le séjour était lancé !
11 juillet 1984, installation dans les dortoirs.

Retours.
Les préparatifs de retour de la colo
La fin du séjour se préparait dès la veille avec un grand rangement et nettoyage général. Dans les dortoirs, les valises étaient préparées, les plus jeunes aidés à se choisir une tenue propre et à rassembler leurs affaires. Pour les marabouts il y avait plus de travail. Plus exposés et humides que le bâti en dur, ils étaient vidés : les lits et les affaires sortis (si il ne pleuvait pas) permettaient de bien nettoyer et à chacun de rassembler ses affaires. Les animateurs rangeaient également leur salle ainsi que le chalet.
Le jour du départ.
Le jour du départ du séjour de juillet, après petit déjeuner et toilette, les lits étaient défaits, les valises bouclées et rassemblées près du parking d'arrivée des cars. Les marabouts, beaucoup plus sales car en extérieur, étaient vidés puis nettoyés avant de ré-intstaller les lits.
Le déjeuner était pris vers 11h30 avec un repas froid dans les réfectoires. Il n'y avait plus qu'à partir, l'ambiance était à la fête, le repas était très animé. Les cars arrivaient vers treize heures, débarquant le séjour d'août ou étant à vide en fin de saison.
Les ados suivaient le même programme, l'année 1981 fut toutefois particulière car leur départ eut lieu à six heures du matin avec le petit car pour une arrivée à Bergerac vers 12h30.
1er août 1983, nettoyage des dortoirs.

1er août 1983, les valises sont rassemblées

Juillet 1979 : le marabout des garçons ados vidé pour être nettoyé avant le départ.

A la fin du séjour d'août il y avait un peu plus de travail. Un grand "ratissage" de tout le terrain était fait pour ramasser tous les papiers ou saletés qui pouvaient trainer. Les lits et matelas des marabouts étaient transportés et stockés dans le chalet. Des bénévoles se chargeraient dans quelques jours du démontage des marabouts et de préparer l'hivernage.
21 août 1989, grand ratissage du terrain.

1er août 1983, en attendant le départ.

Les chauffeurs déjeunaient avant de reprendre la route, l'attente semblait interminable avant que ne soient chargées les bagages et que le départ soit donné peu après 14 heures.
1er août 1983, chargement des valises.


Le trajet de retour de la colo
Le parcours routier est le même qu'à l'aller, passant par Villeneuve sur Lot, Agen, Lectoure, Auch, Montréjeau. C'est à Lectoure que se faisait une bonne pause-goûter permettant même aux ados et animateurs de prendre un verre. L'ambiance montait ensuite crescendo dans les derniers kilomètres avant Bergerac où nous arrivions entre 19 et 20 heures.
1er août 1983, la pause-goûter à Lectoure.

La suite était très rapide, débarquement, retrouvailles des parents, récupération de la valise et derniers adieux .. en à peine une demi-heure les quais de la Dordogne retrouvaient leur calme, la vie reprenait simplement son cours. Passée la rentrée scolaire de septembre, une soirée des films ravivait les souvenirs en réunissant une dernière fois les participants du séjour.
1977, retour du séjour de juillet.

- Détails
Parmi les images traditionnelles attachées aux colonies de vacances, il y a celle du feu de camp autour duquel se rassemble le groupe pour la veillée. A nouveau un cliché du passé, disparu, car c'est devenu pratiquement interdit de nos jours. Qui ne se souvient pas, pourtant, du bonheur simple et finalement primitif du foyer qui éloigne la fraîcheur de la nuit d'été et projette ses flammèches et escarbilles jusqu'aux étoiles.
14 juillet 1986

Lors des veillées des grandes fêtes.
En été, les grandes fêtes sur une journée (voir l'article sur ce sujet
) se sont régulièrement clôturées autour d'un feu de camp. Des thèmes de la journée comme "la fête au village", "le village gaulois" ou "les indiens" se prêtaient bien à une fin de soirée autour du foyer. Il était situé entre le terrain de foot et le marabout du bas, laissant sa marque au sol d'une année à l'autre. Au moins une fois, pour une fête du 14 juillet, il fut dressé entre l'arrière des cuisines et le terrain de foot (photo un peu plus bas).
12 août 1990, le banquet autour du foyer que l'on prépare.

14 juillet 1987.

Pour les ados, lors de leurs veillées.
Les ados avaient une vie assez autonome, c'était le cas en soirée pour les veillées. A quelques occasions, le foyer situé au milieu du "pré des ados" et entre les deux marabouts qu'ils occupaient fut allumé pour le plaisir simple de finir la soirée au coin du feu sous un beau ciel étoilé.
Nuits en camping.
Tant à la vallée du Lys qu'au Granges d'Astau (voir l'article sur le camping
) , il était nécessaire d'allumer un feu dès l'arrivée du soir. En effet, point d'éclairage public à proximité, il fallait bien éclairer l'espace de circulation entre les tentes. Ensuite, l'altitude et la proximité immédiate du torrent rendaient les nuits assez fraîches. Un bon feu et un blouson chaud étaient vite nécessaires dès la tombée de la nuit. Enfin, la proximité des vaches ou des chevaux favorisaient la prolifération de moustiques que la chaleur du feu éloignait un peu (en tout cas on y croyait..).
Après une journée de pluie, certains tentaient de faire sécher chaussures et chaussettes. Pas évident. La chaleur trop variable obligeait à une surveillance soutenue et il y eu de la chaussette brulée à plusieurs reprises !
Nuits en refuge.
Aux refuges non gardés d'Artiguessans et de l'Escalette (voir l'article sur les refuges
), c'était une habitude d'égayer et de réchauffer la soirée devant le foyer. Rechercher du bois mort autour des cabanes prenait du temps et occupaient nombre de colons ou d'ados. Nous n'étions pas les premiers à en rechercher, il fallait s'éloigner pour espérer ramener des brassées de branches mortes. Le foyer du refuge de l'Escalette fonctionnait bien, ce nétait pas le cas à Artiguessans. La cabane était très petite, le foyer également. Il tirait bien mal et au bout de quelques heures l'odeur de fumée imprégnait les vêtements. Dans les années 70 il pouvait encore venir à l'idée de cuisiner pour le groupe en utilisant cette modeste cheminée. Un exercice bien difficile, l'histoire des "nouilles de Simone" (une religieuse qui en 1975 ou 76 tenta la cuisson des pâtes au feux de bois) est restée dans les légendes urbaines du séjour de juillet pendant des années (!).
A l'Hospice de France, c'est un feu de camp au milieu de la clairière entre les divers bâtiments qui faisait brasiller les soirées.
Hospice de France, août 1989. Le foyer était allumé à cet endroit.
