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Le torrent.

Si vous êtes venus lors des séjours d'été avant 1984, vous savez alors tout de suite de quoi nous parlons. Ce petit torrent proche de la colo était un des endroits les plus fréquentés par tous les groupes. De tous les temps. Du moins jusqu'en 1983. On y reviendra.
Deux heures à perdre ? On va au torrent !
Il fait chaud et on se repose d'une grosse randonnée la veille ? On va au torrent !
Après la sieste de l'après midi on va prendre le goûter en extérieur ? On va au torrent !

Vous rappelez - vous du cheminement pour s'y rendre ? On sortait de la colo par le haut du pré des ados. Le chemin partait de suite sur la droite. Bien ombragé, il longeait le terrain de la "maison familiale" avant de déboucher en quelques minutes sur une petite route remontant vers dernières granges et maisons avant le flanc de montagne. Un court sentier muletier encadré par deux haut murets de pierres sèches rejoignait enfin le lit du torrent.

En le traversant à gué, le chemin continuait ensuite jusqu'à Arlos.
On trouvait ici un agréable lieu de construction de barrages éphémères et jeux d'eau en tous genres dans un bel endroit frais et ombragé.

Quelques intrépides tentaient régulièrement d'en remonter le cours pour l'explorer, mais il n'y avait pas de chemin. C'était glissant, pentu et sans grand intérêt finalement. On explorait..

Les jeux de pistes organisés lors des grandes fêtes passaient souvent par cet endroit, connu de tous.

"Notre" torrent n'a en fait jamais été nommé par son vrai nom : le "Rieu sec". Ce patronyme laisse penser à un petit ruisseau au modeste débit : nous l'avons en effet connu quelques fois à sec. Si son bassin versant est donc tout petit, il est par contre très raide, les eaux dévalant un vallon encaissé descendant de 1710 m. à 600 m. avec une pente de 50%. Cela explique l'importance du cône de déjection et les crues torrentielles qu'il pouvait occasionner, notamment le 8 juillet 1977, juste avant l'arrivée du séjour de juillet à la colo.

Les inondations du 8 juillet 1977 ont été catastrophiques sur tout le bassin de la Garonne. Ici à Auch, le 11 juillet lors du trajet pour aller à la colo. Plus d'informations sur cette crue dans l'article du journal "La Dépèche".

En juillet 1983 pour en limiter les débordements, débute la construction d'un barrage en béton, précisément à l'endroit où nous allions jouer. En 1984, le chantier le rend inaccessible. Canalisé, relié et traversé par une piste d'accès, le torrent perdit ainsi dès lors beaucoup de son intérêt.

Les travaux de barrage au torrent, 11/07/1984.

La prairie.

Juste à côté du torrent, une prairie ("la prairie") permettait les jeux usuels de l'après midi : construction de cabanes, ballon prisonnier, etc .. Elle appartenait sans doute à une des granges mitoyennes, mais nous devions avoir le droit d'y pénétrer, en tout cas cela ne nous a jamais été contesté. Au début des années 1970, on y plantait même les tentes ! Cela permettait aux groupes des plus jeunes de vivre aussi l'aventure d'une nuit dans la montagne. Le ravitaillement pour le dîner était facilement acheminé, une voiture pouvant approcher à quelques centaines de mètres de la prairie.

11 juillet 1984, jeux à la prairie.

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