Nouveaux articles
Un hiver à la vallée du Lys
Ce sont de suite les nuits sous la tente, la cascade d'Enfer, les jeux dans le torrent, les ascensions vers le gouffre d'Enfer, la lac Vert ou le refuge du...
Lire plusRandonnées depuis la vallée du Lys
La vallée du Lys se trouve au sud de Bagnères de Luchon, sur la route en direction de la station de ski de Superbagnères. Nous avions environ une heure de...
Lire plusLe Crabère
Le pic de Crabère est un géant méconnu à la frontière des départements de la Haute Garonne et de l'Ariège ainsi que de l'Espagne. Il forme une belle pyramide...
Lire plusLa préparation des séjours d'été
< Article en cours de rédaction > Nous sommes ici du côté des organisateurs, des équipes assurant la logistique, la direction et l'animation des...
Lire plusUn hiver au lac d'Oô
Granges d'Astau, le départ des randonnées. But de randonnée lors des séjours d'été pour le plus jeunes ou étape sur la montée au lac...
Lire plusLes personnages : colons, ados et autres
Il y eut des séjours pendant environ 30 ans, de l'été 1969 à l'été 1997 pour le moins (nous n'avons pas de certitudes sur la dernière année..). On peut...
Lire plus- Détails
< Article en cours de rédaction >
Nous sommes ici du côté des organisateurs, des équipes assurant la logistique, la direction et l'animation des séjours d'été.
Les équipes d'animation : composition des équipes, réunions de préparation.
Dès la fin des séjours d'été, il était fréquent que les animateurs annoncent déjà leur intention de revenir, ou pas, l'année d'après. Cela restait relativement prévisible quand on faisait ses études par exemple. Quoi qu'il en soit, des tractations se faisaient en général pendant quelques mois et les arbitrages ne devaient pas toujours être simples car il y eut régulièrement plus de candidats à l'animation que de places disponibles.. Les camps d'ados faisaient un peu exception car il y fallait de l'endurance physique, une connaissance de la montagne et - peut être même aussi à partir de la fin des années 80 - une bonne résistance face à des profils d'ados nettement plus "remuants". Bref, les candidatures étaient moins nombreuses.
Les Directeurs de chaque époque composaient ainsi une équipe prévisionnelle avant le printemps et planifiaient deux réunions de préparation : une "préparation lointaine" et une réunion quelques jours avant le départ incluant une rencontre avec les familles. Suivant les années, les animateurs du camp d'ados pouvaient avoir une réunion distincte.
Ainsi, par exemple, la première journée de préparation du séjour d'août 1988 eut lieu le week end du samedi 25 et dimanche 26 juin, les 17 et 18 juin pour le séjour d'août 1989.
Le lieu des réunions était choisi dans les habitudes de la vie paroissiale : à l'école de la Miséricorde (à Bergerac), à la "Sabotière" (Près de Saint Jean d'Eyraud), à la salle de l'aumonerie des E.F.B.
- Détails
Les 29 et 30 août 1987, l'association l'Abri, gestionnaire de la colonie, fêtait ses 50 ans. A cette occasion, près de 160 membres des E.F.B. (Enfants de France de Bergerac) ayant contribué à son histoire, animateurs et personnels qui s'y sont succédé, se retrouvèrent à la colonie pour une grande fête et un retour aux sources.

Cela avait été très bien préparé. Tout était propre et joliment préparé pour cette fête. Une exposition permanente de nombreuses photos des séjours avait notamment été installée dans les réfectoires. Le samedi après midi, une partie des invités se retrouvèrent déjà sur place, chacun pouvant toutefois vaquer à ses occupations. Le dimanche en matinée fut beaucoup plus cérémonieux, débutant bien évidemment par une messe célébrée par l'abbé Michel Robert.
Chants de messe de cette journée.

Suivirent les discours du maire de Bergerac, Michel Manet et de Paul Masson, le Président des E.F.B. Maurice Mouret fut honoré pour son engagement, recevant la médaille de la Jeunesse et des Sports.
Maurice Mouret recevant la médaille de la Jeunesse et des Sports.

Tout en fêtant et louant la colonie, les discours laissaient déjà entrevoir des préoccupations majeures pour l'avenir. Quels successeurs pour l'équipe de direction et de gestion quand ceux qui ont créé la colo de Saint Béat vont se retirer, prochainement ? Quelle orientation donner aux séjours quand la désaffection des colonies traditionnelles touche les plus fragiles ? Quels bénévoles pour faire fonctionner les séjours quand les religieux se font rares, que les associations peinent à garder leurs membres actifs ? Les temps allaient sans doute changer..

Le repas suivit, à l'ombre des grands frênes bordant le terrain de foot, tel un banquet de mariage, joyeux et animé.
Quelques animateurs et anciens des séjours d'été.


Nous ne savons pas si les 60 ans furent fêtés en 1997 ?. Il est probable que cette fête fut probablement la dernière à rassembler tant de fondateurs, bénévoles et animateurs à Saint Béat. L'article publié dans le journal Sud-Ouest quelques jours plus tard reprend cet évènement. Il fut rédigé par Philippe Roucheyrolle, membre des E.F.B. certes, mais ancien animateur du séjour de juillet.
Journal SUD OUEST, semaine du 1er septembre 1987, écrit par Philippe Roucheyrolle.
EFB : la colo a cinquante ans. L'association l'Abri, véritable institution pour les Bergeracois, vient de fêter un demi-siècle d'existence. Cinquante ans : l'âge d'or pour une personne où l'expérience et maturité sont intimement liées. Des aspects valables pour un être humain, mais aussi et peut-être à plus forte raison pour une association. L'Abri c'est un peu les Enfants de France de Bergerac et c'est aussi beaucoup l'Abri. Difficile de dissocier les deux quand pour le plus commun des Bergeracois, ils ont une même entité, les mêmes buts culturels, même si les moyens d'y parvenir diffèrent sans en altérer vraiment l'esprit. Prosaïquement, l'association l'Abri, c'est le village de Saint Béat dans les Pyrénées avec des camps de vacances d'été, des séjours à la neige l'hiver, ceci pour les jeunes Bergeracois particulièrement. Plus de deux cents jeunes l'été, presque autant l'hiver, on peut dan,s ces conditions imaginer le nombre de personnes qui en cinquante ans ont été amenées à fréquenter ces séjours. De 1937, date de la création par l'abbé Gallice, à 1960, l'Abri a navigué un peu partout dans le sud-ouest avant de trouver son port d'attache à Saint Béat, au pied des Pyrénées. Dirigé de tous temps par des religieux (abbés Michelet, Behague, Furlan et Blanc) et actuellement par l'abbé Michel Robert, sœur Marie-Eugène de la Miséricorde, l'Abri s'est toujours voulu le havre d'une certaine éthique culturelle, tout en respectant l'épanouissement de l'enfant. Et aucun Bergeracois ayant séjourné à Saint Béat avec son ambiance et son cadre ne peut dire aujourd'hui ne pas avoir connu une certaine forme de bonheur à l'évocation de noms comme Pic Saillant, vallée du Lys, Maupas, Venasque.. Ils étaient donc près de cent soixante le week-end dernier à avoir fait un retour aux sources, afin de fêter un cinquantenaire fier de son âge. Le président général des E.F.B., Paul Masson, évoquait d'ailleurs à cette occasion l'indéniable attrait qu'exerce l'association l'Abri : "On parle de plus en plus de déclin des "colos". Pour l'Abri, nous n'y croyons pas. La meilleure des preuve : le nombre de jeunes refusés à chaque séjour. La raison du refus de croire en ce déclin : l'Abri représente tout autre chose qu'une colonie de vacances." C'est au cours de cette fête que Maurice Mouret et son épouse, deux des figures de proue de Saint Béat ont été honorés avec la remise au trésorier de l'Abri de la médaille d'argent de la jeunesse et des sports. Le sénateur-maire de Bergerac, Michel Manet et son épouse avaient également tenu à répondre à cinquante ans d'histoire bergeracoise. Une présence dont les dirigeants de l'association l'Abri ont sans doute pris bonne note à l'heure d'évoquer le futur. Un avenir fait de question financières bien sur, mais paradoxalement aujourd'hui peut-être pas les plus primordiales. L'Abri a été bâti sur une certaine idée de la vie en communauté, on pose la question de religion, de laïcité, on évoque un certain tournant : cinquante ans, cela donne de profondes racines, l'Abri a les siennes et jusqu'à présent sur beaucoup de plans elles ont donné de bien belles fleurs. Une voie a été tracée, aussi bien spirituelle, culturelle que morale, la maintenir, c'est se garder un ballon d'oxygène pour l'avenir.

- Détails
Cet historique a été bâti à partir des témoignages recueillis et consignés en 1986 auprès de Maurice Mouret, Blanche Maury, Michel Robert. Ont été repris également des éléments d'information issus des E.F.B., de leur site web ou transmis par l'ancien président Jean Lefèvre. Ils sont forcément incomplets et les dernières années de fonctionnement ne sont pas reprises : les contributions sont les bienvenues ! - Adresse de contact :

Années 1930 - 1960 : les premiers séjours de vacances.
L'association des E.F.B. (créée en 1917) est prospère et cherche à diversifier ses activités. Les colonies de vacances ont le vent en poupe. Le premier séjour de colonie de vacances est organisé pour 3 semaines en 1930 sur l'île d'Oleron, dans la forêt des "Saumonards". En 1931, nouveau séjour au Mouleau (près d'Arcachon), dans la résidence "Marie-Joseph" appartenant au patronage Saint Michel, de Sarlat. A partir de 1932, les colonies se fixent dans la région proche de Bergerac, au"relais de Sardy" de Vélines pour être précis.
Peut-être par commodité de gestion (?), l'association "L'abri" est créée en 1937 par l'abbé Galice pour mieux organiser et gérer les séjours. Sont cités dans son historique des séjours également au Boucau (Pyrénées Atlantiques), aux Angles (Pyrénées Orientales) et à Entraygues (Aveyron). (Source : le courrier d'invitation aux 50 ans de l'association, 30 août 1987).
Années 1960 - 65 : la première colonie dans les Pyrénées.
L'idée toutefois d'ouvrir un centre de vacances fixe dans les Pyrénées se précise dès la fin des années 1950.
Au début des années 1960, l'argent manque un peu pour acheter ou construire l'idéal. Des locaux sont ainsi loués dans un petit village (non précisé) de la région de Bagnères de Luchon dans les Pyrénées.
Le bâtiment (du style "ancienne école") et le site sont peu adaptés pour une colonie de vacances. Le terrain de jeux est une petite cour d'environ 500 mètres carrés, une route importante passe juste devant le portail.
Le directeur des premiers séjours fut probablement l'Aumônier Furlan (précédemment Louis Michelet et André Behague).
Photo vers 1975, au verso de la pochette du disque vinyle 33 tours édité spécialement pour les 60 ans des E.F.B.
Maurice Mouret était également de la première équipe de créateurs de la colonie, André Javerzac étant le Président des E.F.B.
Photo vers 1975, au verso de la pochette du disque vinyle 33 tours édité spécialement pour les 60 ans des E.F.B.

1965 - 1966 : la deuxième colonie dans les Pyrénées, à Marignac.
Un site plus adapté était activement recherché et c'est à Marignac (20 km de Luchon, 5 km de Saint Béat) que de nouveaux locaux sont loués (probablement pas achetés ?).
Si le terrain de jeux est plus grand, il n'y a qu'à peine la place d'un petit terrain de foot. Ce n'est pas encore l'idéal. Les séjours s'y dérouleront jusqu'en 1968.
1967 : nouveau projet, heureux hasard et achat d'un terrain.
Les séjours d'été fonctionnent, mais avec l'expérience, il devient évident que pour avoir le centre de vacances idéal il faudra le bâtir !
Cela va coûter cher d'acheter un terrain et de construire : pour rentabiliser le projet il est imaginé que des séjours puissent se réaliser aussi en dehors de l'été. Le terrain doit être au calme, assez grand, dans les environs de Luchon. La section sportive la plus puissante des E.F.B., celle de football, ajoute la demande très naturelle de pouvoir disposer d'un terrain de foot de bonne taille et plat.
Une opportunité se présente en 1967. Une congrégation de religieuses possède un domaine sur la commune de Saint Béat, "les Méliandes". Endettées et peinant donc à entretenir cette vaste propriété de 25 hectares et plusieurs bâtiments, les religieuses souhaitent vendre rapidement.
C'est grand, trop grand, bien plus que les deux ou trois hectares imaginés pour une colonie de vacances. C'est aussi largement hors des moyens financiers des E.F.B. Un autre acheteur se manifeste, une association qui souhaiterait transformer le domaine en "maison familiale". Un accord semble possible : les E.F.B. achèteraient seulement une parcelle du terrain, d'un peu moins de 3 hectares, à l'Est de la propriété.
L'emplacement est idéal, il donne sur la route d'Espagne. La parcelle est bordée par des arbres, la partie basse est plate et peut être utilisée comme terrain de foot, la partie centrale est peu pentue, constructible, la partie haute est un petit pré plat. Il n'y a qu'une seule construction modeste sur le terrain, servant de chapelle aux religieuses. C'est ce petit bâtiment que l'on nommera "le chalet" et qui restera en place. Cerise sur le gâteau, la toute nouvelle station du Mourtis ouvre à l'hiver 1965 et permet d'envisager aussi des séjours de ski.
Un dernier souci administratif est réglé : l'adresse du domaine de Méliande est à Saint Béat. La parcelle convoitée par les E.F.B. serait entièrement, en fait, sur la commune voisine d'Arlos. Cela pose un problème pour l'adduction d'eau, d'électricité et de gaz. Un redécoupage du terrain est fait alors pour conserver .. 5 mètres carrés sur la commune de Saint Béat. Pour ces 5 mètres carrés elle gardera donc le nom de "colonie de Saint Béat" !
L'achat est conclu. Le projet prévoit maintenant la construction d'un bâtiment principal de plain-pied avec deux dortoirs d'environ 15 lits chacun, 4 petites chambres, sanitaires, douches, réfectoire et cuisine. Un petit pavillon séparé sera bâti pour loger le personnel. Ce sera un minimum pour démarrer.
1968 : début des constructions de la "colo de Saint Béat".
Une souscription publique est lancée par les E.F.B. pour aider au financement des travaux. La première pierre est posée. Outre (sans doute) des professionnels, de nombreux bénévoles de l'association contribuent aux travaux. Il apparait vite qu'une présence permanente, un gardien ou concierge, sera nécessaire pour maintenir le terrain et faciliter l'accueil des groupes lors des séjours. Une maison pour le loger sur place sera réalisée dans les années à venir.
Pour suivre les constructions, le plan de la colo, tel qu'au début des années 1990.
1969 : premiers séjours d'été.
La construction des deux premiers bâtiments est bien avancée. C'est (probablement) à l'été 1969 que le premier séjour (une trentaine d'enfants de 7 à 13 ans) est ouvert, les bâtiments étant opérationnels. le directeur des séjours est toujours l'abbé Furlan.
La construction de la maison du gardien est lancée au second semestre de l'année, ainsi qu'une rénovation du "chalet", l'ancienne petite chapelle de la congrégation de sœurs de "Méliandes". Ces travaux feront beaucoup appel au bénévolat des membres les plus actifs et investis de E.F.B.
1970 : maison du gardien et première dalle de "marabout".
La maison du gardien est en voie d'achèvement, il restera à trouver le gardien lui-même.
Au printemps, une dalle de béton d'environ 50 mètres carrés est réalisée en contrebas du chalet pour y installer une grande tente (un "marabout"). Robuste et démontable, la toile (jaune et en service jusqu'à la fin des années 1980) permet de loger un groupe d'une douzaine d'enfants. Complété par d'autres au fil des années, il sera simplement nommé "marabout du milieu".
A l'automne, le long du chemin montant au chalet, 3 ou 4 arbres sont plantés (un tilleul et des pins) et un alignement d'arbres le long du chemin d'accès. Ils sont toujours là en 2020. Le centre de vacances est maintenant totalement opérationnel, il n'y aura plus de grandes constructions, finalement simplement des aménagements pour s'adapter à la hausse des effectifs lors des séjours.
1971 - 1978 : quelques aménagements, camps de ski et groupes d'ados.
En 1971, le chalet a fini d'être rénové. Un portique, des balancelles ainsi qu'un terrain de volley-ball sont installés entre le bâtiment principal et le terrain de foot. Un nouveau directeur arrive au séjour de juillet : l'abbé Michel Blanc.
Par les relations des uns et des autres, c'est un pompier de 34 ans du centre de secours de Saint Béat qui est "engagé" comme gardien : Raymond Capdeville. En échange de ses services, non rémunérés, il est logé dans un pavillon tout juste terminé. Une parcelle de terrain à usage privatif d'environ 600 mètres carrés entoure la maison neuve qu'il habitera. Le contrat ou le bail, peut être imprécis, causera bien quelques frictions une quinzaine d'années plus tard, mais la famille Capdeville restera toutefois jusqu'en 1991, les six enfants participant aussi à la vie des séjours d'été (randonnées, veillées ..).
les séjours d'été accueillent cette année là un peu moins de 50 colons âgés de 7 à 13 ans et probablement un groupe d'ados de 14 à 17 ans (pas toutes les années semble t'il ?).
1972 : d'après une rare carte postale, la maison du gardien, le bâtiment principal et le pavillon du personnel et de la direction.

1974. La colonie se développe, une seconde dalle de béton permet l'installation à l'été du marabout "du bas". Le portique et les jeux à bascule installés 3 ans plus tôt sont retirés du service, le terrain de volley-ball restera. Le séjour de juillet est maintenant dirigé par Sœur Marie Eugène (Blanche Maury), en août par l'abbé Michel Robert.
Rappelons aussi que les séjours d'été sont différenciés entre garçons et filles jusqu'en 1974 ! Juillet c'est pour les garçons, août pour les filles. La mixité, grand changement, est annoncée pour 1975. Par ailleurs, il est probable que le premier séjour de ski avec un groupe important a eu lieu lors des vacances de noël 1974.
Article dans le journal municipal de Bergerac - 1975.

La colonie s'adresse aux enfants jusqu'à l'âge de 13/14 ans, mais ils sont nombreux à venir depuis des années et souhaiter continuer à y participer. Après un premier essai (?) en 1972, pour l'été 1974 était annoncé un camp d'ados au tout début du mois de juillet, avant le séjour pour les colons (voir l'article ci-dessus). Solution temporaire faute de place pour héberger tout le monde en même temps ? Nous ne savons pas si cela s'est réalisé, quoi qu'il en soit c'est plutôt pendant le séjour d'aout 1975 qu'est ouvert un "camp d'ados". Pour les loger, un troisième marabout (sur dalle en béton) a été installé dans le pré tout en haut du terrain de la colonie. Plus grand que les précédents, il permet d'accueillir une quinzaine d'enfants. Les séjours d'été fonctionnent bien, avec un effectif d'environ 70 "colons".
Autre changement en 1975 ou 1976, les départs et retrours des séjours ne se font plus place de l'église à Bergerac, mais depuis le quai Salvette.
Pour entreposer un peu de matériel, notons l'ajout entre 1977 et 78 d'une petite construction contre le chalet, l'appentis.
1978 - 1985 : le début de l'âge d'or.
En 1978 le camp d'ados cesse - semble t'il - en août mais s'établit solidement en juillet. Toute une génération "d'anciens" du mois de juillet, des enfants venant depuis des années à ce séjour, souhaite continuer à venir. Le camp d'ados est donc ouvert opportunément pour eux. L'appentis deviendra, de fait, une salle commune pour ces ados, aux activités bien différenciées de celles des autres groupes de la colo.
La colonie accueille en 1980 une soixante d'enfants en juillet, plus une quinzaine d'ados. En août le séjour est également rempli. Un quatrième marabout a pris place en contrebas du chalet : le marabout "du haut". Les séjours de ski fonctionnent sur les semaines des vacances de Noël, février et pâques pour les jeunes de 14 à 18 ans (la neige est encore régulière et suffisante dans les stations des Pyrénées au début des années 1980 !). La station préférée, car la plus proche, est celle du Mourtis. En cas de manque de neige, c'est à Peyagudes et plus rarement à Baqueira ou à Superbagnères que les groupes vont dévaler les pentes.

Autre nouveauté en 1980, l'antique petit car Citroën "Type H" aux couleurs des E.F.B. est remplacé par un Peugeot J7 rallongé offrant plus de confort et de places.
Le petit car de la colo, photo de juillet 1983.

Le groupe des ados se renforce, un dernier marabout de grande taille est installé en 1982 dans le pré juste au-dessus du chalet. Il sera attribué aux filles ados en juillet. Les équipes d'encadrement sont fortement renouvelées, mais perpétuent l'esprit de la colonie : d'anciens colons puis ados deviennent moniteurs. On est en plein dans l'âge d'or de la colonie, qui accueille jusqu'à 85 enfants et ados.

A proximité de la colo, on découvre en juillet 1983 le début du chantier de construction d'un barrage sur le torrent, supprimant tout intérêt à ce lieu de sorties très fréquentes pour les groupes.
11 juillet 1984, le chantier de construction d'un barrage au torrent.

La réglementation des centres de vacances évolue, une chambre froide est acquise en 1984, un lave-vaisselle de collectivité en 1986 .. eh oui, la "plonge" se faisait encore à la main. Fini également le lait cru d'un éleveur local, bouilli tous les soir pour le stériliser : lait en "brick" obligatoire (..).
1985 marque une première rupture dans les séjours d'été avec le renouvellement de nombreux moniteurs et personnels. Avec ces changements s'en va un peu de la mémoire des fondateurs.
1986 - 1992 : les temps changent
Au séjour d'août 1986 on innove en créant un fonctionnement "à la carte". Le programme des activités des enfants n'est plus simplement lié à leur groupe d'âge. Toutefois en 1988, on y procède à la réouverture (de fait) d'un groupe d'ados aux activités séparées des plus jeunes. le séjour de juillet conserve son fonctionnement plus traditionnel.
Les 29 et 30 août 1987, l'association l'Abri fête ses 50 ans. A cette occasion, près de 160 membres des E.F.B. ayant contribué à son histoire, animateurs et personnels qui s'y sont succédé, se retrouvent à la colonie pour une grande fête et un retour aux sources.

Les séjours sont toujours un succès, on atteint les 90 enfants et ados par camp l'été. La société évolue, d'autres modalités de loisirs se développent ailleurs avec des séjours plus courts, sportifs ou à thèmes : colonie investit dans du matériel, des VTT (vélos tout terrain) notamment. De nouvelles activités comme le canoé, l'escalade ou l'équitation sont proposées.
Au printemps 1989, un préau et une pièce pour le matériel sont ajoutés au chalet, sur son côté nord. Bien pratique, le préau permet d'avoir un abri pour les ateliers créatifs. A l'été 1989 les finitions restent à faire, mais ces nouveaux espaces sont en service.
Août 1989, l'extension du chalet.

Sans doute au même moment, l'appentis des ados sur l'autre aile du chalet est réaménagé. Il devient une pièce de vie plus agréable avec un coin cuisine au fond de la pièce permettant quelques cuissons et les réchauffage des repas. Le groupe devient ainsi encore un peu plus autonome, tous les repas du groupe s'y déroulent. La durée du séjour des ados se réduit maintenant à 2 semaines.
En 1992/93 seconde rupture dans les équipes avec un départ groupé de celles et ceux qui avaient renouvelé l'animation depuis quelques années.
1993 - 1999 : vers la fin...
La désaffection lente mais régulière pour les colonies de vacances, la réglementation plus complexe et le coût plus important des activités ont raison de très nombreux centres de vacances dans les années 1990.
La colonie de Saint Béat semble ne pas totalement échapper à la règle.
Plus dure est toutefois la désaffection pour l'investissement associatif et la vie paroissiale, car la colonie a toujours été portée par des bénévoles et la paroisse de Bergerac. Les prêtres et soeurs qui se sont succédés pendant des décennies assuraient la préparation, la direction des séjours et amenaient de nombreux enfants de tous milieux. Après 1994, ils n'ont pas eu de succeseurs..
Nous avons la trace de séjours d'été en 1995, 1996 et 1997 mais plus rien après ?
1999 - 2022 : c'est devenu un gîte.
Le centre fut vendu en décembre 1999 et devint un gîte ayant fonctionné jusqu'à la fin de l'année 2022. Pendant 20 ans, cette activité à redonné vie autrement et rajeuni ce que fut la colo de Saint Béat. Les bâtiments ont été entretenus, modernisés, étendus et de nouvelles constructions et aménagements furent créés.
2023 : nouveau départ, la colo devient un lotissement de vacances.
Le gîte est en mis en vente au début 2023. Un nouveau projet se met en place avec la création d'un lotissement de vacances. Plusieurs des bâtiments et chalets sont vendus séparément, ainsi le terrain est découpé en plusieurs propriétés séparées.
L'ancien bâtiment des dortoirs est cloisonné en petits studios de vacances, vendus et constituant donc une copropriété.
Quelques uns des espaces demeurent tout de même acessibles à la location, fonctionnant en gîte, pour 2 à 20 personnes.
C'est la fin de l'unité du terrain et de ses constructions, mais un renouveau bienvenu dans la vallée de Saint Béat.
D'un clic sur la photo, streetview peut vous y téléporter !
Capture d'image sur google street view - 15/09/2020.
- Détails
La colonie de Saint Béat a été créée et soutenue de toute son histoire par cette association Bergeracoise.
Les couleurs des E.F.B. hissées au début des séjours d'été.

Association omnisports et culturelle (dont des activités de loisirs), son histoire est très riche. On en trouve un bref résumé sur sa page facebook :
"Lors de la construction, en 1914, de la poudrerie de Bergerac ; il eût un flux important d'immigrés. De nombreux enfants se retrouvaient à traîner dans les rues. En 1915, est arrivé l'abbé Georges Tournebise, qui dans cette période bouleversée par la grande guerre, eût l'idée de regrouper tous les jeunes. Il créa alors plusieurs sections comme la gymnastique, la batterie et le théâtre. En 1917, il a su convaincre les bonnes volontés de créer une association. La loi de 1901 impose alors de constituer des statuts et un bureau. Il fallait trouver un nom. Les enfants de la Dordogne étant déjà pris par Périgueux depuis 1875. N'est-ce pas une marque supérieure de patriotisme d'être "Les Enfants de France de Bergerac"
A ce jour, l'association compte 9 sections (7 pour le sport et 2 pour la culture) -> BIBLIOTHEQUE (location de livres) -> BILLARD FRANCAIS (loisir et détente) -> CYCLOTOURISME (randonnée et loisirs) -> GYMNASTIQUE ARTISTIQUE (compétition et loisirs) -> GYM FORM'DETENTE (maintien de la forme et de la souplesse) -> KARATE - GOJU RYU D'OKINAWA (self-défense, équilibre, respiration, art de vivre) -> TAI JI QUAN (art martial chinois, affiner son énergie vitale, bien être) -> TENNIS DE TABLE (compétition et loisirs) -> THEATRE (Les Tréteaux de Bergerac - Représentations théâtrales) De plus, l'association propose également des manifestations annuelles dont la marche promenade des vignobles et un vide-greniers."
Nous trouvons également sur le site web de l'association quelques informations supplémentaires, dont en particulier (en orange) l'année de création de la colo de Saint Béat. Ce point de départ s'avère être celui de l'achat du terrain, il faudra un peu de temps pour construire les bâtiments avant les premiers séjours (voir l'article sur l'histoire de la colo
).
(Source : http://www.enfantsdefrancebergerac.fr/pages/presentation.html ; auteur inconnu ou non précisé).
"En 1914, il y a eu la construction de la poudrerie de Bergerac et il fallait fabriquer de la poudre à canon. Il y a eu un afflux très important d’émigrés entre autres des asiatiques. La population de Bergerac passe alors à près de 50.000 habitants. De nombreux enfants de toutes origines se retrouvaient à trainer dans les rues.
En 1915, est arrivé l’abbé Georges Tournebise, seul vicaire à Bergerac, les autres étant mobilisés. Lui était resté pour des raisons de santé.
Cet abbé avait des idées plein la tête. Il créa dans un style révolutionnaire le syndicat de l’aiguille pour les couturières, du bâtiment, des employés de banques et du commerce.
Il créa aussi une librairie sociale et une coopérative alimentaire qui deviendra « Le Foyer » rue du Marché (qui est maintenant la rue de la Résistance).
Il créa aussi un journal « La Vie Sociale ».
Dans cette période bouleversée par la grande guerre, il eut l’idée de regrouper dans ce patronage des EFB tous les jeunes. Il fallait s’occuper de tous ces gamins du peuple.
Cet abbé créa alors plusieurs sections comme la gymnastique, la batterie et le théâtre. On se souvient des noms comme Sabeau et Laroumanie.
En 1917, il a su convaincre les bonnes volontés de créer une association. Une nouvelle loi, celle de 1901 impose à toutes les associations leur réclamant des statuts et un bureau.
Il fallait trouver un nom à celle-ci. Les Enfants de la Dordogne étaient déjà pris par Périgueux depuis 1875. Il y avait une certaine rivalité entre les deux villes (vivace à l’époque).
N’est-ce pas une marque supérieure de patriotisme d’être ‘’Les Enfants de France de Bergerac’’. Et c’est comme cela qu’est né le nom des EFB.
Quelques dates :
1915 création du patronage
1917 déclaration officielle au J.O des EFB et naissance des sections football, théâtre, rugby et musique.
1921 création de la section de préparation militaire et de tir.
1932 la première colonie de vacances « le Relais Sardy » près de Vélines.
1933 inauguration du stade campréal.
1947 construction du gymnase Lapanouse rue St Esprit. (c’était le seul en bergeracois)
1967 création du centre de vacances et de ski à ST BEAT. (près de ST Gaudens)
1977 achat de la maison actuelle des EFB dans la rue Eugène Fromentin.
1985 inauguration de cette maison Enfants de France.
1988 1ère marche des vignobles à Monbazillac.
2001 stade de Campréal donné à la ville de Bergerac pour le franc symbolique.
2004 inauguration de la Place André Javerzac. Nom donné, d’un ancien président des EFB de 1948 à 1975.
Depuis sa création, l'association des Enfants de France de Bergerac a eu 7 Présidents :
JOUANNEL en 1917, Le Baron Hubert DE BOUTRAY en 1919, André JAVERZAC en 1948, Paul MASSON en 1975, Jean LEFEVRE en 1998, Francis WIDEHEM en 2013, Daniel Anne depuis 2018."
En 2025, l'association est toujours très active, ses activités consultables sur son site web http://www.enfantsdefrancebergerac.fr


